En souvenir de mon père, je partage avec vous un poéme écris de sa main il y a de ca une bonne vingtaine d’années..Si mes souvenirs son bon, ce texte lui value la première place d’un certain concour de poésies…

                            Blues De St-Hermas

et que pourrais-je affirmer encore

que nous avons conquis

par bouts de chemins

un vaste paysage à la taille de nos soifs

et que ne demeure à l’éclosion

                          qu’un parfum d’amour fou

                          qu’une tache de jouissance mêlées

                          qui peu à peu se fige et s’afface

et

dans la tête

     comme une coulante voix                          bleue

     comme des accords de guitare                 un peu mélancolique

                                                                                 et très las et lents

qu’en ces espaces mêmes

l’été est si rare que les gens souvent sont de glace

qu’ici les ormes se meurent et perdent panache

            sombres meurtrissures d’unsol d.laissé

que le vent s’installe à demeure et n’apporte plus

            que geignement mécaniques

et à quoi bon pleurer ce qui n’a jamais nourri

            qu’attente

            que promesse

            que boréales vibrations dans la nuit           interminable

                         d’une ébauche de pays

mais qu’est-ce-qui fait donc qu’un peuple naît

il est pourtant un vent d’ici

que je sais et qui m’affirme

que des jours viendront

où les soifs se tariront

où les puits s’étancheront

où nous pourrons enfin

         nous regarder dans le fond des yeux

         nous retrouver

         nous reconnaître

                                                   et nous commencer

Popa…

        Moi qui pensais avoir eu le temps de tout te dire…Je me rend compte que je n’avais encore rien dit… Moi qui pensais que tu m’avais tout appris…plus que jamais, j’ai tout oublié et j’aimerais t’avoir à mes coté pour tout réapprendre..Je t’ai souvent dit que je t’aimais….j’aurais du te le dire 2 fois plus souvent! Je t’ai déja dit qu tu étais mon meilleur ami…et c’étais vrai!

 Ils y en a qui parlent d’un vide après un départ comme le tiens….Moi, je dirais plutot un cratère géant, un bigbang, le néant….

Pour faire comme tout le monde, je m’amuse a dire que c’est mieux comme ca, que tu ne souffre plus…Mais égoistement, au fond de mon ptit coeur, je t’aurais gardé à mes cotés quelques années de plus, pour ne pas dire quelques décénies…J’aurais passé beaucoup d’autre après-midi dans ton solarium avec toi, à écouter du Bob Dylan, ou du Mozart, admirant ta grande sensibilité en voyant tes yeux s’emplir d’eau au sons de ses virtuoses…Bizarrement, à la radio, il passe en ce moment “dust in the wind”…C’est maintenant ce que tu es et chaques jours qui passent, je cherche le vent, celui qui m’apportera un peu de toi…

J’étais tanné de me tappé Québec-Laval à chaques fin de semaine…Maintenant, j’irais tout les jours aller retour…Parce qu’Il y a une chose que je t’ai pas dit…Merci. Tout ce que j’ai de bon en moi me viens de toi. Tout les fois ou j’ai progresser, c’est grace a toi…Tu étais ma raison de performer, ma raison de me dépasser…Malheureusement, le meilleur est à venir et tu ne sera pas la pour le voir et cette idée me chagrine, me blesse, me désempare…

Grace a toi, j’ai maintenant une famille…Une belle-mère de rêve qui a des enfants que je considèrent maintenant comme des frères et soeurs…Et un fieul….Ton ptit fils Édouard, ton accomplissement…David et Marianne aurons réussis a te rendre heureux une dernière fois et pour ca, je leur en serai éternellement reconnaissant…

J’ai jamais été un super croyant comme tu le sais…mais je m’amuse tout de même a croire que sur un coin de nuage, tu es la avec maman, en train de lui dire à quel point elle serait maintenant fier de ses fils…

merci…

Plus jeune, disons que j’aimais bien jouer dans la cours des mauvais garcons. Je me plaisais à croire que j’étais un caid, tout comme eux. Mais en fait, pour être un vrai dure, ca prend des putains de grosses couilles et comme on dit dans leur jargon, ca prend des reins solides! 2  choses que je ne possedais  pas alors mon cheminement dans ce monde d’arnaque, de drogue et de gros sous se ferait court et discret. 

Avec le temps, j’avais quand même réussis à me faire de « bon » contact. Donc, je remonte en 1999 ou en 2000, je ne  sais plus trop. J’étais assis à mon petit bar préféré en train de pratiquer mon sport favoris, boire de la tequila, quand Edmond (nom fictif), mon voisin, entra. Edmond est ce qu’on pourrait appeler un caid silencieux. Un mec connue de tout le monde au village, respecter, belle famille, bon boulot, le tout pour passer inaperçue. Mais ceux qui le connaissaient vraiment savaient plus que bien qu’il était tout sauf tranquille! En fait, il touchait à tout : Voitures volées, drogues, prêt usuraire, etc.  Il me proposa un travail qui habituellement ne m’aurait jamais intéressé mais j’étais plutôt à cour de fric alors je fini par cèder à la tentation.  

Le travail consistait me rendre en voiture à Toronto. Une fois la, je devais rencontrer mon contact à un endroit spécifique, prendre ce qu’il avait à me donner et apporter le tout au   Québec. Et ce, sous escorte de deux Gorille plutôt épeurant, qui transportait avec eux l’argent et les bras en cas de problème.  

Dimanche matin, 5h am, nous partons pour cette merveilleuse aventure! Sois dit en passant, je devais faire le trajet aller retour dans la même journée donc pas le temps d’arrêter pisser au demi-heure! Mes 2 Gorilles me suivait a bord du camion BMW ( hé oui, y m’en arrive des truc avec ses foutu véhicule) parce qu’on sait tous que 2 mec baraqué comme Rocky dans un camion a 70 000$, ca passe inaperçus… Une fois rendu sur place, ils me laissèrent seul dans le quartier chinois dans un coins ou je sais plus que bien que je ne suis pas le bienvenue. Un petit resto ou le ¾ de la mafia chinoise bouffe en même temps. Je peux vous dire que je ne faisais pas de vague. J’aurais même aimé rentré en dessous de mes tapis sauve pantalon! Une heure a attendre dans ma voiture comme un con tout en m’imaginant les pires des scénario!  

Finalement, mes deux champions finirent par revenir au bercaille. Sauf que la, rien n’allais plus…Il Manquait 5 000$ putain de dollars et dieu sait que les mecs avec qui ont allaient faire affaire n’étais pas du genre à perdre leur temps. Tout était en train de foirer, ma paye aussi! Alors Sylvester et Arnold décidèrent que tout était fini et qu’on retournait au Québec les mains vident! Wow, 7 h de route, 1 heure à chier dans mes culottes ,70 $ de gaz, tout ca pour pas faire une cenne noir?? Je ne suis pas gros, je ne suis pas méchant mais je suis pas con! Disons que j’étais pas vraiment content mais bon, j’étais qui moi du haut de mes 120 LBS du temps pour aller dire à ces deux culturistes sur-entrainé que je voulais être payé quand même?  

Alors comme de mauvais pêcheurs, nous prîmes le chemin du retour bredouille sachant plus que bien que Edmond n’allait vraiment pas être content mais bon, c’étais tout sauf mon putain de problème! Moi, ce que je voulais, c’est d’être payé pour tout le temps que je venais de perdre!  

C’est la que les choses commencèrent à se gâter…Dans leur grosse parisienne, deux mecs me suivaient de proche…En fait, de trop proche! Un peu  comme des mec qui m’en veulent. Et en tant qu’enragé de la route, habitué à « dealer » avec de telle connard, en guise de message claire, je donnai un petit coup de freins, juste pour leur faire comprendre qu’ils étaient un peu trop proche…Ce fut la plus grosse gaffe de ma vie! Oui, le mec pris du recule mais pour prendre un plus grand élan pour me rentré dans le cul! Oui oui!  Le fou ma rentrer dedans, sans me faire de dommage mais asser pour que je pète les plombs! Alors je mis ma mains entre mon banc et ma porte et qu’est ce que j’y trouvai?? Easton en aluminium! Je me mis a agité furieusement mon bâton en lui faisant signe de se coller…Je suis pas violent, je vous le dit! Mais eux, je leur en aurais foutu tout une!! Les mecs avaient vraiment dépassé les limites de ce que je pouvais endurer! Sauf que ce que bibi avait pas vue, c’est le camion plate-forme qui s’en venais sur ma droite a toute vitesse surement pour me rentrer dans le muret de béton.  Je l’évitai de justesse! À 2 poils du carambolage! La circulation étais plutôt fluide, il faisait un gros soleil, tout le monde venais de voir ce qui c’étais passer mais bon, être un petit noir avec une plaque du Québec en Ontario peut parfois être une mauvaise idée! En fait, ce que je venais de comprendre, c’est que les 4 mecs étaient ensemble et je crois qu’ils en voulaient a ce que j’étais supposé avoir dans ma voiture. Pour la première fois de ma vie, je rêvais de me faire arrêter par la police! Alors j’accélérai jusqu’à mes deux caid  en leur faisant de gros signe leur montrant les fous qui me courrais après mais les 2 mecs en avait rien à foutre et me firent signe qu’ils ne feraient rien et de me pousser! Je leur montré mon plus beau doigt d’honneur et je crissai la pédale à fond pour me pousser le plus loin possible, le plus vite possible! 

 Ma vitesse de croisière se situait entre 170 et 180 km/h…Preuve que je ne paniquais pas du tout! Je roulai ainsi une bonne dizaine de minutes dans l’espoir que mes joyeux luron lâcheraient prise mais ce ne fut pas le cas…Dans mon miroir, je les voyais arriver a tout vitesse alors je compris que la partie était loin d’être gagné…Alors le Jacques Villeneuve en moi se réveilla et je roulai a un train d’enfer pendant près de 3 heures, jusqu’à ce que ma lumière à essence allume. Après m’être perdu pendant plus de une heure avant de réussir à retourner sur la bonne autoroute, par le plus pur des hasards, je me retrouvai cote à cote avec Arnold et Sylvester qui tout a coup avais l’air pris de remord et me suppliais de me coller sur l’accotement…Ils venaient probablement de comprendre que je me dirigeais subito presto chez Edmond question de lui dire que ses associés étaient de top connard et que même moi, quand j’avais 16 ans et que je faisais de la petite « business de bas  étages » au secondaire, je faisais déjà  mieux qu’eux! (chose que je lui ai vraiment dit et de façon pas mal plus cavalière que ce que je viens de vous dire..genre avec les yeux sorti de la tête en criant comme un total psychopathe ) Ils s’excusèrent à coup de 100 $ et rendu a 500$, je décidai que je pouvais arrêter de crier et qu’il était maintenant temps pour moi d’aller voir Edmond pour lui refaire le même petit scénario…Je compris alors que ma journée ne serait peut-être pas complètement perdu! J’allais quand même réussir à leur faire cracher encore quelques billets de 100$.  Je sautai dans ma voiture et repartis en trombe pour être sur d’arriver la bas avant eux, question d’avoir quelques minutes pour discuter seul à seul avec mon voisin…et surtout question de lui faire sortir le « bacon » avant qu’il sache que les deux autres en avait déjà cracher. Je réussis a lui soutirai tout ce qu’il lui restait en poche, donc 300$…Parce que lui aussi avait l’habitude de s’excuser a coup de 100$  

J’ai crue pendant un certain temps faire parti de ce monde…J’ai gouté à l’argent facile mais j’ai vite compris que n’en vivrais pas!  Alors me voila maintenant assis dans mon bureau en train d’écrire ce petit texte tout en me disant que je  ne suis peut-être pas riche, je n’ai pas la grosse bagnole à 70 000$ mais je sais qui je suis…ou plutôt, qui je ne serai jamais!

 

Vendredi soir, 13 juillet, 11h30pm. Je pars de chez moi en direction du 8, un ptit bar avec quelques tables de pools. Fait à noter, c’étais bar open pour 30 $ à partir de 11h je crois. À moins que ce soit minuit…On s’en fou!

Alors je suis a + ou – 800 mêtres de chez moi et je suis un BMW X5 surement plutot récent(chaussé avec du michelin diamaris…et oui, j’ai encore regarder ses pneus!!!) Tout à coup, il accélère rapidement..Alors je me dit qu’il veux jouer avec moi un peu…Faut dire qu’avec ma dodge colt 1993,(verte…ok,ok elle est turquoise!!) j’étais le candidat favoris pour une petite course!! Alors je le laisse aller…Surtout que c’est le commencement des vacances de la construction et je sais trop bien que la police à l’oeil alerte alors pas de follerie…D’un coup sec, il ralentit et se mit à conduire de manière plutot erratique. Pas de panique, une petite pression sur les freins et me voila asser loin pour ne pas être perturbé par ses prouesses! Et pouf, un flash…Le mec doit être complêtement bourré et dans ma petite tête, je vois très bien les 2 prochaines courbes qui s’en viennent! Et avec un camion de cette puissance, totalement saoul, j’aurais surement fait la même choses que lui…Ce qui veux dire sauté le fossé et rentrer dans les arbres!

C’étais comme regarder un émission avec des poursuites policières et des accidents mais dans mon auto…Irréaliste! Alors je m’arrête sur le bord de la rue sur un coup de freins a main(j’en rajoute pour la forme!!) et sans pensé a rien, je saute le fossé! Mais il n’avait pas fini…son camion était pas mal ammoché mais pas asser pour qu’il ne fontionne plus! La, Monsieur voulait sortir son camion de la et au plus criss! Je le voyais par la fenêtre du chauffeur avec sa coulé de sang dans le front(encore pour la gallerie, en fait, c’étais une tout ptite coulé…) les dents serrées, en train de marmoner quelques choses du genre”inquiète toi pas le jeune, ca va sortir de la”! Mais il avait tout faux!! Tout les fois qu’il reculait, il grimpait sur de grosses roches(grosses roche est généreux..je dirais plus des “osti” de grosses roches!) et en débarquait avec des flamêches qui sortait de partout!(ce coup la, c’est vrai!!)

 Alors le super-héros en moi me dicta d’aller lui dire d’arrêter ca! Je courrais à coté du camion en cognant dans sa vitre tout en lui criant d’arrêter mais je crois que l’alcool lui avait affaiblie l’audition aussi…Après trois ou quatres monté triomphale sur le mont flamêche, il fini par descendre sa fenêtre! Alors mots pour mots, je lui dit:-”taba…té saoul mister!!! Met ca au “park “30 secondes, on va parler!!” Alors je lui explque gentillement qu’il est en train de tout déviargé le dessous de son beau truck a 70 000$ pis que son “houd” et son “bumper” sont pas en meilleur état et que selon moi, jamais il ne réussirait a repasser se fossé et qu’il devrait sacrer son camp de la…À moins qu’il ne préfère perdre son permis, son camion, sa dignité même…

Bon, je suis pas pour la conduite en boisson…Loin de la. Mais je suis dabord et avant tout  un gars compréhensif qui a été juste chanceux que ca ne lui soit jamais encore arriver! Non, j’ai pas l’habitude de chauffer saoul mais je vous mentirais en vous disant que je l’ai jamais fait! Et en plus, il n’y avait aucun blessé, appart une bonne “scratch” dans le front du mec et quelques arbres de légèrement écorché!(mais je suis humain..si il venait de frapper un membre de ma famille, j’aurais un tout autre discours..) Donc je lui propose de l’ammené au dépanneur le plus prêt pour qu’il puisse appeller quelqu’un qui pourrais bien venir le chercher. Mais le mec est plutot mellé-mellé et faut que je lui répète tout 2 fois avant que ca rentre..

Il fini par comprendre que j’essayais vraiment de l’aidé et pris la décision de me suivre. Je lui fit me donner ses clef(quand même, pas fou le mec..) J’arrive au dépanneur, je me stationne a coté de la cabine téléphonique et je le vois sortir son tréo…Un gros putain de cellulaire à 500 balles! Je me sens un peu lache de le laissé seul alors j’attend pour être sur qu’il sois capable de s’arrangé. Question d’écourter ma fameuse soirée bar open, monsieur n’est pas capable de rejoindre personne. Sauf que la, bibi a beau être gentil mais il a mieux a faire que de rêgler les problèmes d’un mec qui a trop picollé! Mais non…je le laisse me convaincre d’aller le reconduire chez lui, a 10 minutes de la…Il est rendu minuit et j’ai encore 25 minutes de route a faire mais moi, pas capable de laissé quelqu’un dans la merde, je dit oui!

Oups, petit détour, le mec a laissé plein de fric dans son camion et qui va aller le chercher? Bin oui…je vais lui laisser ses clefs moi!! Alors je le mets en confiance et je lui dit que c’est moi qui vais aller dans le camion chercher son fric..Et pas parce que ca lui tentais vraiment mais plus parce qu’il aurait surement pas réussis a sauté le fossé a pied, il me laissa y aller. Gentillement, je lui rapporte sa belle grosse enveloppe pleine de $$$. Et le gars n’en reviens tout simplement pas! Il me demande pourquoi je fais tout ca pour lui, pourquoi je suis si cool avec lui. Et il veux me donner 200$! (maudit que c’est pas payant d’être un bon gars!!)Alors je lui dit que je fais pas ca pour le blé, je le fais parce que c’est la moindre des choses et surtout, que je voulais être sur qu’il ne reprendrait pas son camion. Alors il me dit que n’importe quoi que j’ai besoin dans la vie, j’avais qu’a l’appellé et je lui dit: “j’ai pas besoin de rien..je veux juste aller au bar au plus sacrant!” Et il me répond: ” arrête de faire le cave..tout le monde a besoin de quelques choses dans la vie…” Mais sa finale était merveilleuse…Il dit alors:”a shit, ques ma dire a ma femme?!!!” Trop drole!

 Enfin, on arrive chez lui. Il prend alors mon paquet de cigarette et m’inscrit son numéro de cellulaire et me dit qu’il est le patron d’une compagnie de construction(c’est de la qu’est parti la brosse!!!) et que si je voulais une job ou quoi que ce soit, de le contacter. Il pris mon numéro de téléphone en note et mon e-mail…pas que je voulais mais un mec saoul peut parraitre tres insistant parfois!! Alors durant la demi-heure que ca ma pris pour sortir de son foutu cartier labyrinthe, je pris mon paquet, question de décompresser un peu et dans mon paquet, se trouvait un jolie billet rouge… Et le lendemain, dans mes message, il y en avait un avec le titre”bon samaritin” ou il me remerciait encore me rappellant de l’appeller si j’ai besoin de quoi que ce soit et blablabla…

J’ai tu bien fait, j’ai tu pas bien fait, je sais pas trop..Sur le coup, mon instinct ma dit de faire ca! Ca se repasseait demain, peut-être que je réagirais différement. Le gars avait l’air d’un mec bien. Genre famille, enfants..Parce que vous savez, ca arrive aussi a du monde bien c’est chose la. Et on a tous droit a une chances dans la vie. Je lui ai donné la sienne. En espèrant qu’il ait compris que s’en était une!

p.s.ma soirée s’est fini pas mal dans le même état que le mec..mais j’ai pas repris ma voiture!

 

J’approche plus que rapidement la trentaine et je dois avouer que ça me fait un peu peur…Bizarrement, j’ai limpression de ne pas mériter mon âge. J’ai pas de copine, pas de maison, pas de 5 à 7 et encore moins de chien! J’ai un travail que j’aime bien, mais sans plus. Moi, quand j’étais ti-cul, je croyais que dépassé la vingtaine, on tombait automatiquement responsable, sage, heureux, propiétaire d’une jolie maison en banlieu…Faut croire que j’étais dans le champ! Et j’ai encore se stéréotype d’imprimé dans ma tête et ce, malgré mon sens logique et mon sens analytique plutot développer. Je me sens comme le retardataire de la gang…Non, je ne suis pas un tanguy, bien au contraire. Je regarde mes copains qui on des enfants, des maisons et des “chars” de l’année et je me dit qu’il y a surement quelques chose que j’ai pas compris en qeulque part…

Alors j’en viens a avoir peur…Je me dit qu’il faut que je me dépêche à me trouver une copine stable si je veux pouvoir un jour y gouter à cet “american dream”! Et aussi pathétique que ça puisse l’être, j’en ai vraiment envie! J’ai le gout de tondre mon gazon le dimanche avec ma tondeuse neuve(qui, sois dit en passant, serait pas mal plus belle que celle du voisin ) juste pour faire chier les voisins! J’ai le gout de passer tout mon samedi à quatres pattes dans mes plates-bandes pour enlever les mauvaises herbes! Juste une fois dans ma vie, j’ai envie de faire la chasse au ”garnottes” dans mon “driveway” avec ma hose à jardin!! J’ai une envie folle de me lever 4 a 5 fois par nuit pour voir ma progéniture pleurer pour ensuite retourner me coucher et passer 15 bonnes minutes à regarder ma douce dormir….En fait, je suis un gars simple, avec des idée simples mais une foutu manie de tout compliqué les choses et un facheux penchant a faire un peu trop le party! Hé oui, je n’en suis pas encore sortie de cette interminable adolescence! À la différence prêt que je me remet beaucoup moin vite qu’un ados. Ca ressemble pas mal à 1 jours de party, 2 jours sur le cul…

Ce qui est bizarre, c’est que j’ai eu une vie bien remplis mais j’ai toujours cette foutu impression d’avoir manqué quelques choses,  de ne pas faire les choses de la bonne manière! Et si jamais j’étais vraiment différent? Et si jamais a 40 ans, rien n’as bougé, je resterai pris avec cette impression d’échec? Tout ma vie, j’ai joué à l’anticonformiste…Mais je suis fatigué. J’ai envie d’entrer dans le moule de la simplicité, celui ou ont dort tranquille sur ses deux oreilles même quand on sait que la planête crie à l’aide…Et je cherche, je cherche mais je ne trouve pas de manière pour devenir ainsi. Comme dirais ma psy, j’ai les défauts de mes qualités! C’est beau être sensible et ouvert d’esprit mais faut t’il vraiment que ce soit au point de m’en pourrir la vie?

Bon, admettons que j’arretais de jouer le fataliste pour quelques instants…Et que je me disais,”lets-go le grand , move ton gros cul!!” Mais plus sérieusement, j’ai vraiment envie d’une ptite vie tranquille. Je veux une maison avec une femme et 2 enfants que je dorloterai maladivement! Je veux promener mon chien et ramasser sa merde dans un sac de plastique! En fait, je veux tout ce qu’une personne du plateau ne veux pas! J’ai le gout d’avoir beaucoup trop de fleur en avant de ma maison et de lire le lendemain dans le blogue a Patrick Lagacé que les gens du 450 sont complêtement dingue. Et plus que tout au monde, j’ai envie de ma tapper une heure de route chaques jour pour aller travailler et de retour a la maison, de me rappeller pourquoi c’est si bon d’être a la banlieu, loin des sirènes, du smog et du plateau…amène!

Je me rend compte que c’est dernier temps, je me suis asser fait aller la geule en ce qui concerne l’environnement, le recyclage, kyoto, les hummers…..Et en tant que monsieur contradiction, j’adore tout ce qui marche au gaz…Alors la bataille s’engage entre mon coté écolo,(qui soit dit en passant est au stade du développement et pas bin loins encore) et mon coté “donnes-y en! Lache le pas , tord la la poigner, le gaz dans le fondddddddd!!!”

Exemple: Ce soir, un mec m’as invité à aller essayer son kart sur une piste de terrebonne. Pas un kart de location la…Un vrai kart! Avec un motor de 125cc 2 temps(oui oui, 2 temps comme dans “je mets de l’huile dans mon gaz pour que ca pollue encore plus!”)qui atteind jusqu’a 2.5 forces G. latéral dans les courbes!! On parle de 3.5 a 4 G. pour une f1, vous imaginez? Pour vous donner une petite idée, on tombe comme en apnée. La pression deviens asser forte sur nos côtes pour vous oubligez à retenir votre souffle! 120 kmh de pure adrénaline sur un bolide qui pèse à peine 100lbs…C’est comme de la musique à mes oreilles!! Et la, hier soir, en bloguant, je tombe sur un petit texte d’une demoiselle qui parle de notre “pseudo” impliquation environemental et notre merveilleuse facilité a reprocher a peu près tout nos malheur à notre gouvernement …Et je me revois en train de jeter un 2L de pespi vide dans les poubelles ou tout simplement, de faire des tours de piste en kart! Et hop, une autre petite claque au visage de M.Beaulac!!! Et bon, je vous cacherai pas qu’en plus de tout ca, je viens tout juste de recommencer à fumer. Désolant vous trouvez pas?

Ma concience verte se réveille lentement mais surement. J’ai encore beaucoup de misère a faire une crois sur tout ses ptits bonheurs perso qui à la longue deviennes un malheurs pour beaucoup d’autres…Je suis maintenant rendu au stade ou j’ai prévus aller enfin chercher mon bac de recyclage a la ville…hé oui, j’en suis que la et encore, j’en parle, j’en parle ma j’active pas vite… Et pourtant, c’est pas les reportages sur l’environnement qui manque c’est temps ci! On dirait qu’il n’y a que ca! Alors j’y suis…L’heure du changement sonne à ma porte! Je promet pas de plus touché a une machine qui marche au gaz mais je promet de faire de gros effort du coté recyclage.

Et vous, que faites vous pour votre planête?

Le vendredi 22 juin 2007 Des hommes condamnés pour génocide témoignent contre Munyaneza André Noël La Presse M. Munyaneza, fils d’un notable de Butare, a fui le Rwanda après le génocide et s’est réfugié au Canada, où il a fini par être arrêté. Il est accusé de crimes contre l’humanité, viols, meurtres, pillages. En janvier et février, le juge André Denis, de la Cour supérieure du Québec, les avocats et les autres membres de la cour sont allés au Rwanda en commission rogatoire pour interroger des témoins qui ne pouvaient pas venir à Montréal. Plus de 2000 pages d’interrogatoires réalisés au Rwanda viennent d’être déposées au palais de justice de Montréal. Jusqu’à maintenant, les journalistes avaient pu faire état seulement des récits des victimes du génocide rendus à Montréal ce printemps. Les témoignages des bourreaux recueillis au Rwanda donnent un éclairage nouveau au procès. Les noms des témoins sont secrets. Impossible, même, de savoir à quel groupe ethnique appartient l’un d’eux, appelé RCW-13 (Rogatory Commission Witness). Cet homme avait 27 ans lorsqu’a commencé le génocide, qui allait faire près d’un million de morts, en grande majorité tutsis. Il contrôlait un barrage routier à 60 mètres de l’église de Ngoma, un bourg de la préfecture de Butare, dans le sud du Rwanda. Il affirme avoir vu M. Munyaneza arriver au barrage avec des gendarmes et des soldats. Il a reçu l’ordre de se joindre à eux pour aller tuer entre 300 et 400 Tutsis qui s’étaient réfugiés dans l’église. «Désiré m’a dit d’y aller et d’ouvrir la porte arrière de l’église», a-t-il dit. RCW-13 a obéi. Un jeune Tutsi est sorti et M. Munyaneza l’a abattu sur-le-champ, a-t-il ajouté. Les réfugiés tutsis ont ensuite reçu l’ordre de sortir de l’église par groupes de cinq. Ils étaient alors dirigés vers une forêt voisine, puis abattus. «Ils (les tueurs) utilisaient d’abord des fusils, d’autres utilisaient des gourdins et ceux qui ne mouraient pas tout de suite, c’est Munyaneza qui les achevait avec son pistolet», a-t-il précisé. RCW-13 a reconnu qu’il a lui-même tué des Tutsis avec son gourdin, mais il a soutenu qu’il ne l’aurait pas fait si M. Munyaneza ne lui avait pas ordonné de le faire. Condamné à mort après le génocide, il a dit qu’il espérait voir sa sentence commuée en collaborant avec la justice. Un avocat de la défense a mis son témoignage en doute, citant une déclaration antérieure où il aurait avoué avoir faussement accusé des gens de participation au génocide. Le témoin suivant, RCW-14, un militant hutu qui avait 31 ans en 1994, a lui aussi quitté sa prison pendant une journée pour être interrogé par la cour québécoise, au palais de justice de Kigali. Dès le début du génocide, il a reçu l’ordre de filtrer les Tutsis à un barrage routier à Butare. Il savait comment les reconnaître: «Ils étaient grands, ils avaient un long nez et ils étaient intelligents… On nous a dit qu’ils voulaient exterminer les Hutus et que nous devions nous défendre.» Un jour, Désiré Munyaneza et son ami Shalom sont arrivés au barrage, a-t-il dit. Shalom a d’abord tué une Tutsi du nom de Christianna. Sous leurs ordres, les Hutus qui gardaient le barrage ont emmené six autres Tutsis près d’un fossé. «Shalom, Désiré et un interahamwe (un milicien hutu) ont tiré sur eux en même temps… Je les ai vus pointer leurs fusils vers eux, puis tirer sur eux, puis les pousser dans le fossé avec leurs pieds.» Cherchant à discréditer ce témoin, un des trois avocats de M. Munyaneza a lu une de ses déclarations antérieures, où le témoin avait affirmé qu’il n’était pas au barrage routier lorsque Christianna avait été abattue. En tout, 14 personnes ont témoigné à Kigali. Plusieurs ont dit avoir participé à des pillages avec M. Munyaneza. Par la suite, 10 victimes, surtout des femmes, sont venues du Rwanda pour témoigner à Montréal. Le procès reprendra en septembre, avec les témoignages des policiers et des experts.

source: www.cyberpresse.ca

Hier, sans trop savoir pourquoi, j’ai décidé de faire la fouille des deux tiroirs de l’une de mes deux tables de chevet. Putain qu’il y en a des choses inutiles là-dedans ! Sauf qu’en même temps, c’est un peu comme un coffre au trésor. Habituellement, on y fout des trucs perso, le genre de chose qu’on n’ose pas laisser à la vue du voisin, du beau-frère, ou même de l’ex…

Parlant d’ex, la mienne était là elle aussi, roulée en petite boule dans le coin du tiroir. En fait, c’était un de ses “strings” roses. Pas d’inquiétude, il est tout propre !… Je sais plus trop pourquoi j’ai gardé ça… Il y avait aussi quelques-uns des petits mots doux qu’on avait l’habitude de se laisser l’un à l’autre sur la table le matin, avant de partir travailler. Tout à coup, elle me manquait… Bon, on peut sûrement associer ça au fait qu’elle m’appelle de plus en plus souvent depuis quelque temps…

Ensuite, je suis tombé sur un vieu trousseau de clefs. Wow, que de souvenirs ! Les clefs de ma première voiture, une Civic 1986 bleu ciel que j’avais payée 700 $. Putain que j’étais fier !

 Il y avait aussi les clefs de ma Golf… Une GTI 1992 avec la grille européenne, celle à 4 lumières, 2 petites, 2 grosses. (Ha, ça c’est drôle, ca me fait penser à ma derniere soirée dans un bar miteux…) La VRAIE grille, là, celle que ça prenait pour être “hot”. Et celle-la (la voiture), je l’avais payée 6 000 $… En plus, je lui ai ajouté pas moins de 2 000 $ de pièces la première année ! Une arnaque, vous dites ? La pire que j’aie connue… Un peu comme avec les femmes de ma vie : même si je savais trop bien qu’elles n’étaient pas pour moi, je les aimais plus que tout. Complexe et maniable à la fois… petite mais robuste. Tout en demandant beaucoup d’entretien, elle savait trop bien me rendre heureux par ses prouesses et ses accélérations hors du commun ! Un peu comme avec les femmes de ma vie, vous dis-je…

Dans un autre coin, des pillules pour m’aider à dormir (pas des somnifères, là… des pillules naturelles qui marchent pas), les soirs comme celui-ci, où je me sens un peu trop nostalgique. Une photo de ma mère… qui s’est malencontreusement retouvée entre “miss mois de novembre” et une douteuse revue nommée Hustler… (pardon maman !!!) Et des miettes. De drôle de miettes vertes. Je passe. Et tout au fond, une lettre. Une lettre que j’avais écrite pour Caroline (c’est elle, l’ex…). Une lettre dans laquelle je lui disais à quel point je l’aimais et à quel point elle avait changé ma vie… Et c’est pourtant tellement vrai. Quelques factures de resto, un condom (pas ouvert… criss !) et tout plein de notes stupides que je griffonne pendant que je parle au téléphone… Ouf, c’est vraiment moi qui écris ces trucs ?! Des comptes, des comptes… encore des comptes ! Il y a aussi un petit guide sur le cancer et la chimio, que je m’étais promis de lire quand j’ai su que mon père avait le cancer… et que je n’ai pas encore lu, la honte… Ah, un “slip” de paye… ça me rappelle que j’ai pas encore eue, ma putain d’augmentation ! Mais ça, c’est une tout autre histoire…

Dans ces fond de tiroirs, des fragments de mon passé me troublent… Je suis dû pour tout un ménage, moi là…  Mais en même temps, il y a quelques chose de beau dans toutes cette tristesse… Cette tristesse qui me fait sentir vivant. Dans ce tiroir se trouvent des morceaux de vie, des morceaux de mort et beaucoup d’amour…

Demain, j’attaque ma deuxième table de chevet…

À presque toutes les fois que j’arrête à des feux de circulation avec ma voiture, j’ai la fâcheuse habitude de regarder les pneus de tous les véhicules qui m’entourent… Un peu selon le même principe qu’un vendeur de chez Yellows qui passe son temps a regarder les souliers des gens.

Première étape : Je regarde les pneus, la sorte, leur usure.

Deuxième étape : Je regarde la sorte de voiture.

Troisième étape : Je regarde la face du (ou de la…) proprio.

Ensuite, mon cerveau se met à divaguer… J’essaie d’imaginer le genre de personne qui va avec les pneus et la voiture.. Exemple, premier scénario: Le mec a une superbe Mercedes de l’année, les “bling-bling” brillent de partout, au point où je décide de mettre mes lunettes de soleil et un peu de crème solaire, de la 40. Et il exhibe fièrement “THE BLACKBERRY” mais roule avec du Nankang, usé à la fesse, un pneu tout ce qui a de plus “cheap”, un “économique” comme on le décrit dans le monde du pneu. Alors 2 options de scénario s’offrent à moi. Premier scénario : le mec a défoncé son budget avec son cellulaire qui vaut, soit dit en passant, plus cher que ses 4 pneus, et il revient chez lui le soir, dans son 3 1/2, bouffe son “TV Diner” et filtre les appels pour ne pas répondre au huissier qui n’arrête pas de le harceler depuis plus d’un mois.

Deuxième scénario : Le pauvre mec s’est fait complêtement arnaquer par le vendeur et doit retourner son véhicule parce que la fin de son bail arrive et qu’il ne veut pas investir 1 400 $ dans l’achat de pneus qu’il n’utilisera même pas. Sa femme (ou son mari, faut être ouvert d’esprit de nos jours !!!) la laissé et est partie avec presque toute sa fortune, sauf les “bling-bling” qu’il avait réussi à cacher dans un coffret de sûreté à la banque. Le pauvre mec rentre chez lui, mais pas dans son luxueux manoir, qu’il aimait tant, ce dernier – la loi en a décidé ainsi- allant à sa femme, qui est, soit dit en passant, de 30 ans plus jeune que lui et qui ne veut pas perdre le merveilleux train de vie auquel il l’a malgré lui habituée… Je verse presque une larme…

Bon, d’accord, il y a tout plein d’autres scénarios un peu moins “hollywoodiens” mais je les trouvais moins intéressants à raconter !

Troisième scénario: Me voilà maintenant aux feux de circulation coin Des Laurentides – St-Martin (dans mon merveilleux Laval) et la femme côté de moi, plus ou moins 30 ans, assez jolie mais sans exagérer, conduit une vieille Civic 1993, avec un collant “bébé à bord” dans la vitre arrière, et elle est équipée de super Toyo Tourevo flambant neufs ! Alors, dans ma ptite tête, je suppose que pour elle, la sécurité n’a pas de prix et que d’être bien chaussée est beaucoup plus important que de briller de tout ses éclats!  Monoparentale, sans histoire, à part le fait d’être tombée sur le dernier des irresponsables. Son bébé est ce qu’elle a de plus précieux, et lui aussi porte des petits “rubber nike” flambettes aux pieds !

Quatrième scénario: La femme - danseuse nue, disons-le (bin quoi ? ça prend bien un peu de piquant, non !!!),dans sa hyundai elantra 1997, chaussé avec du très bon ”goodyear assurance confortred” à hérité de ce beau cadeau du dernier mec qui a visité son isoloir, qui lui l’avait reçu d’un type qui venait tout juste d’en piquer une cargaison destinée a à un gros marchand du bout de Ste-Foy et auquel elle avait d’ailleurs offert un petit extra digne de Ron Jeremy !!! Précisons que son collant “Baby on Bord” est entouré de rose avec un signe Playboy juste au dessous… Et on devine qu’elle na aucun banc de bébé sur le siège arrière !!! En fait, la conductrice, c’est l’ex du mec à la rutilante Mercedes qui a déjà claqué tout le pognon qu’elle lui a scrupuleusement, mais légalement quand même, piqué !

Et tout ca la même journée… N’est-ce pas que la vie est quelque fois horriblement magnifique !

MONTREAL (AFP) – Un Canadien fabrique des guitares électriques avec de vieilles boîtes à cigares

Un jeune luthier canadien redonne vie au son originel du blues en confectionnant des guitares à partir de boîtes de cigares, des créations artisanales inusitées qui se vendent comme des petits pains sur l’internet.

“Il faut entre six et huit semaines pour obtenir une de mes guitares”, explique Lenny Piroth-Robert, lunettes noires en plastique, cheveux en bataille, et un t-shirt du groupe punk The Ramones.

Sur le mur de son atelier, dans une zone industrielle du nord de Montréal, trônent des vieilles guitares dobro et des célèbres Gibson. Sur le sol, des boîtes de cigares s’empilent.

Plutôt que de sculpter le bois, il utilise ces boîtes, y greffe un manche et des cordes. Après tout, Jimi Hendrix a fait ses début à cinq ans sur une “cigar box guitar” qu’il s’était fabriquée.

A ses débuts, Lenny Piroth-Robert, artiste peintre le jour, se transformait le soir en luthier “pour se détendre”. “Quand j’ai commencé, je faisais cinq, six guitares par mois que je vendais sur le site eBay. Puis, le magazine Playboy a écrit un article sur mes créations. Quand le papier a été publié, j’ai été obligé de faire mon propre site web”, dit-il en jouant de son instrument au son chaud, ample, comme sorti d’un vieux 78 tours.

L’article du célèbre magazine de charme, écrit l’été dernier, a propulsé les ventes de ses fameuses “Daddy Mojo”. “Après la publication dans Playboy, j’ai fait 150 guitares tout seul. Je travaillais sept jours par semaine”, explique Lenny Piroth-Robert, âgé d’une trentaine d’années. Il a demandé l’aide d’un ami pour répondre à la demande, qui vient “à 95% des Etats-Unis”.

Et les marchands de cigares de Montréal ne parvenaient pas à écouler leur marchandise assez rapidement pour lui permettre de recycler en guitares ces boîtes aux mille couleurs du sud.

“Le propriétaire d’un grand magasin de cigares aux Etats-Unis se faisait couper les cheveux chez le barbier, il feuilletait Playboy et m’a appelé de son téléphone portable pour me dire qu’il avait 300 boîtes de cigares dans son entrepôt dont il ne savait quoi faire”, dit-il, amusé.

Aujourd’hui, des marchands américains et une manufacture de la République dominicaine lui expédient les boîtes de cèdre et d’acajou.

D’objets inusités, d’ovnis musicaux, ses guitares ont reçu le sceau de la presse spécialisée, le magazine américain Guitar One l’a décoré d’un prix pour sa sonorité “renversante”, et de grands bluesmen ont aujourd’hui leur “Daddy Mojo”.

“Ce gars fait des guitares extraordinaires”, estime Shane Speal, directeur du musée ambulant de la “Cigar box guitar” aux Etats-Unis, à l’origine de la renaissance de ces guitares de “pauvres”.

“Ces instruments datent de 1840, à l’époque où les manufacturiers de cigares ont commencé à utiliser des boîtes plus petites. Lorsque les gens n’avaient pas d’argent pour s’acheter une guitare, ils la fabriquaient eux-mêmes en utilisant ces boîtes. Il y a donc eu des guitares, des violons et des banjos faits à partir des boîtes de cigares”, dit-il.

Depuis l’apparition de ces instruments à une corde bricolés avec du fil de pêche, un manche à balai et une boîte de cigares recyclée, la “Cigar box guitar” a bien changé.

“J’ai poussé l’idée plus loin en incorporant un résonateur – pièce de métal circulaire incrustée dans la guitare – et un micro”, ce qui permet l’amplification électrique, précise Lenny Piroth-Robert, dont les modèles varient de trois à six cordes, selon les souhaits de ses clients.

“J’ai fait beaucoup d’instruments pour des bluesmen, amateurs ou professionnels. Ils me disent: j’avais entendu parler de ces guitares, mais je ne savais pas qu’on pouvait encore en trouver. Là, ils redécouvrent le passé à travers mon instrument”.

 perdu la source de cette article mais merci!!

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