
Plus jeune, disons que j’aimais bien jouer dans la cours des mauvais garcons. Je me plaisais à croire que j’étais un caid, tout comme eux. Mais en fait, pour être un vrai dure, ca prend des putains de grosses couilles et comme on dit dans leur jargon, ca prend des reins solides! 2 choses que je ne possedais pas alors mon cheminement dans ce monde d’arnaque, de drogue et de gros sous se ferait court et discret.
Avec le temps, j’avais quand même réussis à me faire de « bon » contact. Donc, je remonte en 1999 ou en 2000, je ne sais plus trop. J’étais assis à mon petit bar préféré en train de pratiquer mon sport favoris, boire de la tequila, quand Edmond (nom fictif), mon voisin, entra. Edmond est ce qu’on pourrait appeler un caid silencieux. Un mec connue de tout le monde au village, respecter, belle famille, bon boulot, le tout pour passer inaperçue. Mais ceux qui le connaissaient vraiment savaient plus que bien qu’il était tout sauf tranquille! En fait, il touchait à tout : Voitures volées, drogues, prêt usuraire, etc. Il me proposa un travail qui habituellement ne m’aurait jamais intéressé mais j’étais plutôt à cour de fric alors je fini par cèder à la tentation.
Le travail consistait me rendre en voiture à Toronto. Une fois la, je devais rencontrer mon contact à un endroit spécifique, prendre ce qu’il avait à me donner et apporter le tout au Québec. Et ce, sous escorte de deux Gorille plutôt épeurant, qui transportait avec eux l’argent et les bras en cas de problème.
Dimanche matin, 5h am, nous partons pour cette merveilleuse aventure! Sois dit en passant, je devais faire le trajet aller retour dans la même journée donc pas le temps d’arrêter pisser au demi-heure! Mes 2 Gorilles me suivait a bord du camion BMW ( hé oui, y m’en arrive des truc avec ses foutu véhicule) parce qu’on sait tous que 2 mec baraqué comme Rocky dans un camion a 70 000$, ca passe inaperçus… Une fois rendu sur place, ils me laissèrent seul dans le quartier chinois dans un coins ou je sais plus que bien que je ne suis pas le bienvenue. Un petit resto ou le ¾ de la mafia chinoise bouffe en même temps. Je peux vous dire que je ne faisais pas de vague. J’aurais même aimé rentré en dessous de mes tapis sauve pantalon! Une heure a attendre dans ma voiture comme un con tout en m’imaginant les pires des scénario!
Finalement, mes deux champions finirent par revenir au bercaille. Sauf que la, rien n’allais plus…Il Manquait 5 000$ putain de dollars et dieu sait que les mecs avec qui ont allaient faire affaire n’étais pas du genre à perdre leur temps. Tout était en train de foirer, ma paye aussi! Alors Sylvester et Arnold décidèrent que tout était fini et qu’on retournait au Québec les mains vident! Wow, 7 h de route, 1 heure à chier dans mes culottes ,70 $ de gaz, tout ca pour pas faire une cenne noir?? Je ne suis pas gros, je ne suis pas méchant mais je suis pas con! Disons que j’étais pas vraiment content mais bon, j’étais qui moi du haut de mes 120 LBS du temps pour aller dire à ces deux culturistes sur-entrainé que je voulais être payé quand même?
Alors comme de mauvais pêcheurs, nous prîmes le chemin du retour bredouille sachant plus que bien que Edmond n’allait vraiment pas être content mais bon, c’étais tout sauf mon putain de problème! Moi, ce que je voulais, c’est d’être payé pour tout le temps que je venais de perdre!
C’est la que les choses commencèrent à se gâter…Dans leur grosse parisienne, deux mecs me suivaient de proche…En fait, de trop proche! Un peu comme des mec qui m’en veulent. Et en tant qu’enragé de la route, habitué à « dealer » avec de telle connard, en guise de message claire, je donnai un petit coup de freins, juste pour leur faire comprendre qu’ils étaient un peu trop proche…Ce fut la plus grosse gaffe de ma vie! Oui, le mec pris du recule mais pour prendre un plus grand élan pour me rentré dans le cul! Oui oui! Le fou ma rentrer dedans, sans me faire de dommage mais asser pour que je pète les plombs! Alors je mis ma mains entre mon banc et ma porte et qu’est ce que j’y trouvai?? Easton en aluminium! Je me mis a agité furieusement mon bâton en lui faisant signe de se coller…Je suis pas violent, je vous le dit! Mais eux, je leur en aurais foutu tout une!! Les mecs avaient vraiment dépassé les limites de ce que je pouvais endurer! Sauf que ce que bibi avait pas vue, c’est le camion plate-forme qui s’en venais sur ma droite a toute vitesse surement pour me rentrer dans le muret de béton. Je l’évitai de justesse! À 2 poils du carambolage! La circulation étais plutôt fluide, il faisait un gros soleil, tout le monde venais de voir ce qui c’étais passer mais bon, être un petit noir avec une plaque du Québec en Ontario peut parfois être une mauvaise idée! En fait, ce que je venais de comprendre, c’est que les 4 mecs étaient ensemble et je crois qu’ils en voulaient a ce que j’étais supposé avoir dans ma voiture. Pour la première fois de ma vie, je rêvais de me faire arrêter par la police! Alors j’accélérai jusqu’à mes deux caid en leur faisant de gros signe leur montrant les fous qui me courrais après mais les 2 mecs en avait rien à foutre et me firent signe qu’ils ne feraient rien et de me pousser! Je leur montré mon plus beau doigt d’honneur et je crissai la pédale à fond pour me pousser le plus loin possible, le plus vite possible!
Ma vitesse de croisière se situait entre 170 et 180 km/h…Preuve que je ne paniquais pas du tout! Je roulai ainsi une bonne dizaine de minutes dans l’espoir que mes joyeux luron lâcheraient prise mais ce ne fut pas le cas…Dans mon miroir, je les voyais arriver a tout vitesse alors je compris que la partie était loin d’être gagné…Alors le Jacques Villeneuve en moi se réveilla et je roulai a un train d’enfer pendant près de 3 heures, jusqu’à ce que ma lumière à essence allume. Après m’être perdu pendant plus de une heure avant de réussir à retourner sur la bonne autoroute, par le plus pur des hasards, je me retrouvai cote à cote avec Arnold et Sylvester qui tout a coup avais l’air pris de remord et me suppliais de me coller sur l’accotement…Ils venaient probablement de comprendre que je me dirigeais subito presto chez Edmond question de lui dire que ses associés étaient de top connard et que même moi, quand j’avais 16 ans et que je faisais de la petite « business de bas étages » au secondaire, je faisais déjà mieux qu’eux! (chose que je lui ai vraiment dit et de façon pas mal plus cavalière que ce que je viens de vous dire..genre avec les yeux sorti de la tête en criant comme un total psychopathe ) Ils s’excusèrent à coup de 100 $ et rendu a 500$, je décidai que je pouvais arrêter de crier et qu’il était maintenant temps pour moi d’aller voir Edmond pour lui refaire le même petit scénario…Je compris alors que ma journée ne serait peut-être pas complètement perdu! J’allais quand même réussir à leur faire cracher encore quelques billets de 100$. Je sautai dans ma voiture et repartis en trombe pour être sur d’arriver la bas avant eux, question d’avoir quelques minutes pour discuter seul à seul avec mon voisin…et surtout question de lui faire sortir le « bacon » avant qu’il sache que les deux autres en avait déjà cracher. Je réussis a lui soutirai tout ce qu’il lui restait en poche, donc 300$…Parce que lui aussi avait l’habitude de s’excuser a coup de 100$
J’ai crue pendant un certain temps faire parti de ce monde…J’ai gouté à l’argent facile mais j’ai vite compris que n’en vivrais pas! Alors me voila maintenant assis dans mon bureau en train d’écrire ce petit texte tout en me disant que je ne suis peut-être pas riche, je n’ai pas la grosse bagnole à 70 000$ mais je sais qui je suis…ou plutôt, qui je ne serai jamais!
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