Le « blues » de la Saint-Valentin

 

ADN 

J’ai trouvé un de ses cheveux au bout de la table

Un jour de déprime, de débandade

J’ai trouvé un de ses cheveux au bout de la table

Je crie, je pleure et je m’évade

                          *

Un ongle, le sel d’une larme, une simple odeur

Et mon bol de soupe se transforme en téléviseur

Je la vois, si belle, si douce et si  lointaine

Et un cri me transperce, qui me rappelle qu’elle n’est plus mienne 

                          *

Un  message écrit sur le miroir à même la « stim » d’une douche

Le souvenir d’un regard

Un soupçon de désir pur

Et le remords de ne plus avoir droit à ses lèvres

                          *

Une signature biologique

Celle qui, naguère, osait encore se mélanger à la mienne

L’audace d’un regard biblique

Comme d’un ange,  d’une sainte,  d’une disciple

                          * 

À vous toutes, femmes de ma vie

Pour vous, des fleurs d’amour, promis

Et des excuses, pleines et infinies

De n’avoir su être Celui, le Divin, l’Exquis 

Bonne Saint-Valentin

 

4 réflexions au sujet de “Le « blues » de la Saint-Valentin”

  1. Précieux ADN, quand tu nous tiens !
    C’est avec une grande fierté, quelque peu génétique je dois l’admettre, que j’annonce à l’Univers (aucun public n’est exclu, toute distance abolie) la naissance en ce jour de ce qui sera peut-être un grand poète, lui-même n’étant d’ailleurs peut-être pas encore au courant… Et je ne doute pas qu’une concentration scrutatrice qui ne peut qu’aller croissant ne pourra qu’améliorer sensiblement et irréversiblement les choses.
    Et comme bon sang ne saurait mentir, bon vent ne saurait faiblir.
    Et vive la relève !

    Le Géné-ti-Coeur de l’autre – Saint-Valentin oblige…

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