Histoire de fond de tiroir

Hier, sans trop savoir pourquoi, j’ai décidé de faire la fouille des deux tiroirs de l’une de mes deux tables de chevet. Putain qu’il y en a des choses inutiles là-dedans ! Sauf qu’en même temps, c’est un peu comme un coffre au trésor. Habituellement, on y fout des trucs perso, le genre de chose qu’on n’ose pas laisser à la vue du voisin, du beau-frère, ou même de l’ex…

Parlant d’ex, la mienne était là elle aussi, roulée en petite boule dans le coin du tiroir. En fait, c’était un de ses « strings » roses. Pas d’inquiétude, il est tout propre !… Je sais plus trop pourquoi j’ai gardé ça… Il y avait aussi quelques-uns des petits mots doux qu’on avait l’habitude de se laisser l’un à l’autre sur la table le matin, avant de partir travailler. Tout à coup, elle me manquait… Bon, on peut sûrement associer ça au fait qu’elle m’appelle de plus en plus souvent depuis quelque temps…

Ensuite, je suis tombé sur un vieu trousseau de clefs. Wow, que de souvenirs ! Les clefs de ma première voiture, une Civic 1986 bleu ciel que j’avais payée 700 $. Putain que j’étais fier !

 Il y avait aussi les clefs de ma Golf… Une GTI 1992 avec la grille européenne, celle à 4 lumières, 2 petites, 2 grosses. (Ha, ça c’est drôle, ca me fait penser à ma derniere soirée dans un bar miteux…) La VRAIE grille, là, celle que ça prenait pour être « hot ». Et celle-la (la voiture), je l’avais payée 6 000 $… En plus, je lui ai ajouté pas moins de 2 000 $ de pièces la première année ! Une arnaque, vous dites ? La pire que j’aie connue… Un peu comme avec les femmes de ma vie : même si je savais trop bien qu’elles n’étaient pas pour moi, je les aimais plus que tout. Complexe et maniable à la fois… petite mais robuste. Tout en demandant beaucoup d’entretien, elle savait trop bien me rendre heureux par ses prouesses et ses accélérations hors du commun ! Un peu comme avec les femmes de ma vie, vous dis-je…

Dans un autre coin, des pillules pour m’aider à dormir (pas des somnifères, là… des pillules naturelles qui marchent pas), les soirs comme celui-ci, où je me sens un peu trop nostalgique. Une photo de ma mère… qui s’est malencontreusement retouvée entre « miss mois de novembre » et une douteuse revue nommée Hustler… (pardon maman !!!) Et des miettes. De drôle de miettes vertes. Je passe. Et tout au fond, une lettre. Une lettre que j’avais écrite pour Caroline (c’est elle, l’ex…). Une lettre dans laquelle je lui disais à quel point je l’aimais et à quel point elle avait changé ma vie… Et c’est pourtant tellement vrai. Quelques factures de resto, un condom (pas ouvert… criss !) et tout plein de notes stupides que je griffonne pendant que je parle au téléphone… Ouf, c’est vraiment moi qui écris ces trucs ?! Des comptes, des comptes… encore des comptes ! Il y a aussi un petit guide sur le cancer et la chimio, que je m’étais promis de lire quand j’ai su que mon père avait le cancer… et que je n’ai pas encore lu, la honte… Ah, un « slip » de paye… ça me rappelle que j’ai pas encore eue, ma putain d’augmentation ! Mais ça, c’est une tout autre histoire…

Dans ces fond de tiroirs, des fragments de mon passé me troublent… Je suis dû pour tout un ménage, moi là…  Mais en même temps, il y a quelques chose de beau dans toutes cette tristesse… Cette tristesse qui me fait sentir vivant. Dans ce tiroir se trouvent des morceaux de vie, des morceaux de mort et beaucoup d’amour…

Demain, j’attaque ma deuxième table de chevet…

3 réflexions au sujet de “Histoire de fond de tiroir”

  1. merci je m y suis retrouvé dans ton inventaire eteroclite, je laisse les choses s accumuler, des souvenirs des moments de mon passé.
    et lache ps tu vas l avoir ton augmentation!!!

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